Technologie et raccordement

Technologies éoliennes en mer

Une éolienne est constituée d’un mât, d’une nacelle et de pales.

En mer, elle peut soit être posée sur le fond marin (* technologie éolien posé), soit reposer sur une base flottante ancrée aux fonds marins (** technologie éolien flottant). Le choix de la technologie éolienne posée ou flottante dépend de la profondeur de la mer.

L’éolien posé est privilégié dans des mers dont la profondeur maximale est de 50 m environ, car au-delà il est techniquement plus difficile et plus coûteux de réaliser les fondations et les mâts. L’éolien flottant peut par contre être installé à partir de 50 m environ, et jusqu’à 200 m de profondeur.

* Eolien posé

Aujourd’hui, l’éolien posé est une filière techniquement plus éprouvée et économiquement plus compétitive que l’éolien flottant, qui atteint actuellement le stade commercial.

Trois principaux types de fondation sont utilisés pour les éoliennes posées, en fonction des caractéristiques physiques du site, et notamment en fonction de la nature des sols (selon qu’ils soient sableux et donc friables, ou au contraire rocheux et donc durs) :

  • monopieu (structure constituée d’un tube en acier enfoncé dans les parties dures du sous-sol marin),
  • gravitaire (structure composée d’une large base en béton)
  • jacket (structure en treillis métallique reposant sur trois ou quatre pieux).

** Eolien flottant

La technologie flottante est en plein développement et atteint actuellement un stade commercial. À ce jour, les coûts de l’éolien flottant sont ainsi deux à trois fois supérieurs à ceux de l’éolien posé, mais il est attendu une disparition de cet écart d’ici environ dix ans.

Plusieurs technologies de flotteurs sont utilisés pour l’éolien flottant: support semi-submersible, support barge et support avec ancrage à lignes tendues (TLP).

En fonction de la technologie utilisé pour le flotteur, les lignes d’ancrage doivent être plus ou moins tendues. Différents types d’ancres existent également (ancre marine, corps-mort, pieux ou ancre à succion).

Raccordement des parcs

Les éoliennes sont reliées entre elles et raccordées au réseau public de transport d’électricité par l’intermédiaire d’un poste électrique en mer, comprenant les équipements de transformation et de comptage de l’énergie. Le poste électrique en mer est lui-même relié à un poste électrique à terre (lequel peut se situer à plusieurs dizaines de kilomètres à l’intérieur des terres), par des câbles électriques à très haute tension, prioritairement enfouis dans le sol ou déposés au fond de la mer et protégés par des enrochements ou des matelas en béton. La jonction entre la partie sous-marine et la partie terrestre du raccordement est réalisée à l’atterrage.

Le choix de technologie entre le courant continu ou le courant alternatif se fait notamment au regard du couple puissance/distance : le courant continu est en général envisagé pour des raccordements d’une longueur totale supérieure à 100 km et/ou une puissance supérieure à 1 GW.

Depuis le parc de Dunkerque RTEest le maître d’ouvrage du raccordement depuis le poste électrique à terre jusqu’au poste en mer.

La réforme du raccordement issue de la loi du 30 décembre 2017 ouvre la possibilité pour RTE de développer des plateformes de grande taille mutualisables, à l’instar de la dynamique engagée par les pays autour de la mer du Nord. Des parcs éoliens spatialement proches peuvent ainsi être raccordés à une même plateforme en mer.

Outre l’avantage économique, une telle mutualisation permettra de réduire les délais, l’impact sur l’environnement et de favoriser la coexistence des usages de la mer.