État initial du raccordement de Dieppe-Le Tréport Ressources halieutiques - 2017 (TBM)

Couverture du rapport

Présentation

Dans le cadre du projet de raccordement du Parc éolien en mer de Dieppe Le Tréport, le bureau d’étude TBM environnement a été mandaté afin de réaliser l’état de référence du compartiment halieutique sur une aire d'étude intégrant le fuseau de raccordement au niveau de Penly. 

Il s’agit en particulier d’étudier : 

  • La nature et la structure des peuplements et des espèces qu’elles soient exploitées ou non ;
  • La variabilité spatio-temporelle (en particulier l’analyse des cycles saisonniers et la différence entre les captures effectuées dans ou hors le fuseau).
     

Les campagnes en mer ont été effectuées entre 2015 et 2017. Les pêches scientifiques ont pour objectifs 

  1. d’établir l’état de référence de la ressource et des espèces à enjeux environnementaux et commerciaux (Coquilles Saint-Jacques, Sole commune, Amande, etc.), 
  2. d’évaluer les impacts des travaux de pose des câbles sur ces compartiments et 
  3. de suivre la restauration de l’écosystème ou sa capacité de résilience (Etude de type Before/After Contrôle Impact –BACI).


Les moyens et méthodes sont donc réplicables et standardisés. L’échantillonnage est réalisé avant travaux, sur une période de deux ans, et sera reconduit après travaux au niveau de la zone de projet et de sites témoins (ou de références) proches et similaires en termes d’habitats en particulier.

L'aire d'étude située dans la Manche orientale est un secteur très riche en termes de biodiversité et de productivité pour la pêche professionnelle : on y trouve de nombreuses espèces d’intérêt commercial, des zones importantes d’alimentation, de frayères et de nourriceries et des voies de migration pour les poissons mais aussi les oiseaux et les mammifères marins (Carpentier et al., 20091). Parmi les 130 espèces de poissons identifiées sur l’ensemble de la Manche orientale, une trentaine est rencontrée en abondance tous les ans. Le chinchard, l’encornet veiné, le calmar, le capelan et le tacaud dominent en occurrence et en abondance. Ces espèces contribuent fortement à la biomasse totale ainsi que des espèces de plus grandes tailles, telles que la petite roussette, le maquereau commun et le merlan (AAMP, Ifremer, 20122).

Date de parution