MIGRATLANE

Comprendre l’utilisation de l’arc Manche-Atlantique par la faune volante

Crédit photo : Fou de Bassan - Yann Planque (FEM) 

Chaque année, à l’automne, plusieurs milliers d’oiseaux migrateurs s’engagent en mer depuis le Royaume-Uni, puis transitent le long des côtes via l’axe mer du Nord – Manche/mer du Nord - golfe de Gascogne pour rejoindre leurs sites d’hivernage.

En migration prénuptiale, ces espèces font le chemin inverse vers leurs sites respectifs de nidification.

Ces migrations sont suivies de longue date au-dessus du continent, ce qui permet d’avoir de bonnes connaissances des flux de migration le long du littoral, mais les connaissances sont encore très lacunaires sur la présence en mer de l’avifaune marine, l’avifaune terrestre migratrice et des chauves-souris (ex : localisations des passages migratoires en mer, zones fonctionnelles en mer, etc.).

Or, les projets de parcs éoliens en mer se multiplient sur les façades françaises « Atlantique » et « Manche/mer du Nord » sans que les interactions avec les oiseaux migrateurs, les oiseaux marins et les chauves-souris soient suffisamment documentés. Le programme MIGRATLANE vise donc à mieux connaître les migrations mais aussi comment les oiseaux marins et les chauves-souris occupent l’espace maritime en période de reproduction et d’hivernage.

Les régions et les espèces étudiées

La zone d’étude correspond à tout l’Arc Atlantique français, c’est-à-dire dire au niveau des sous-régions marines Manche-mer du Nord, mers Celtiques et golfe de Gascogne (des Hauts-de-France à la côte basque). La surface couverte est considérable. C’est l’un des enjeux du programme MIGRATLANE : mener un suivi ambitieux sur la présence de l’avifaune et chauves-souris en mer, sur une aire géographique vaste.

  • Le programme MIGRATLANE se focalise sur trois groupes d’espèces :
    les oiseaux migrateurs terrestres incluant des passereaux, échassiers, limicoles ou rapaces. Ces espèces vivent pour l’essentiel à terre mais passent en mer lors des migrations de printemps et d’automne.
  • les oiseaux marins, tels que les laridés (ex : mouettes, goélands), les alcidés (ex : pingouins), etc. Quelles zones fréquentent-ils et utilisent-ils pour se nourrir, se déplacer, se reposer ?
  • les chauves-souris, des mammifères terrestres qui se déplacent aussi en mer (trajets migratoires, etc.). En raison de leur rythme de vie essentiellement nocturne,  leurs trajets en mer restent très peu connus.

L’architecture du projet MIGRATLANE

Le programme MIGRATLANE a pour objectif de combiner différentes approches d’acquisition de données pour mieux comprendre les interactions potentielles entre les éoliennes en mer et les oiseaux marins, les oiseaux migrateurs et les chauves-souris :

La mise en œuvre de ces quatre approches se fait de façon coordonnée et partagée.

La coordination scientifique et technique du programme (lot 1) est assurée par France Energies Marines et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en lien avec l’Office français de la biodiversité (OFB). Les données collectées tout au long des trois années du projet feront l’objet d’une analyse globale en utilisant des méthodes de combinaison des données et des méthodes de modélisation innovantes.

Lot 1 : Coordination, rapportage et dissémination des résultats

Lot 2 : télémétrie migrateurs terrestres et oiseaux marins

Lot 3 : Acoustique oiseaux et chiroptères

Lot 4 : Radars ornithologiques et météorologiques

Lot 5 : Campagnes en mer par avion

Lot 6 : Traitement multi-sources et analyse globale des données

Quelques chiffres en bref :

Quand ? 2022-2027
Combien ? 9 M€

Les partenaires impliqués

 Le programme MIGRATLANE mobilise l’expertise de plusieurs partenaires :